Dr. Lederer

Dr. Lederer

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 24, 8e année, du 8 septembre 1903,
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« Avez-vous vu cette foudre? – Il a dû se passer quelque chose à la centrale électrique. – Voyez là-bas, juste au-dessus des immeubles. »
En effet, plusieurs personnes s’étaient arrêtées pour regarder dans la même direction…. … Une épaisse couche nuageuse s’était immobilisée au-dessus de la ville, coiffant la vallée de son couvercle noir… … la vapeur s’élevant des toits voulait éviter que les étoiles ne se moquassent de cette sotte humanité. Lire la suite

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L’eau dense

L’eau dense

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 14, 8e année, du 30 juin 1903
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Une jubilation sans borne régnait au club nautique « Clia ». Rudi, surnommé ‘Poisson en gelée’, le deuxième homme de proue, s’était laissé convaincre et promit finalement de participer. L’aviron à huit était donc au complet. Dieu merci ! Lire la suite

La sphère noire

La sphère noire

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 05, 8e année, du 28 avril 1903 
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C’est sous forme de rumeur en provenance d’Asie que la nouvelle parvint dans les sphères culturelles du monde occidental ; fabuleuse, incohérente à ses débuts, elle laissait entendre qu’une invention pour ainsi dire extraordinaire avait été faite par des pénitents, appelés Gosains, totalement incultes et à moitié barbares, dans l’état de Sikkim, au sud de l’Himalaya. Lire la suite

La reine des Bregen

La reine des Bregen

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 51, 7e année, du 17 mars 1903 
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Voilà le docteur Jorre, c’est le monsieur assis là-bas.
Il est propriétaire d’un bureau technique, mais en dehors de cela, il n’entretient de relations avec personne.
Tous les jours sans exception, précisément à une heure, il prend son déjeuner au restaurant de la gare ; dès son entrée, le serveur lui apporte aussitôt le journal « La Politique ».
Docteur Jorre s’assied toujours dessus, non par mépris, mais afin de l’avoir sous la main à tout moment, car il le lit par intermittence au cours de son repas. Lire la suite

La malédiction du crapaud – malédiction du crapaud

La malédiction du crapaud – malédiction du crapaud

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 47, 7e année, du 17 février 1903
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Largo moderato

Le soleil ardent de l’Inde brillait au-dessus de la route menant à la pagode bleue – à la pagode bleue.
Dans le temple, les humains faisaient des offrandes de fleurs blanches au bouddha en chantant. Les prêtres priaient solennellement : Om mani padme hum ; om mani padme hum.
Les rues étaient désertes et abandonnées ; c’était un jour de fête.
Les longues herbes kusha avaient formé une haie d’honneur au bord des prés le long de la route menant à la pagode bleue – à la pagode bleue. Toutes les fleurs attendaient l’arrivée du mille-pattes qui logeait là-bas dans l’écorce du vénérable figuier. Lire la suite

Acide de bouc

Acide de bouc

De Gustav Meyrinck

Publié dans Simplicissimus N° 32, 7e année, du 4 novembre 1902
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Málaga est un endroit magnifique, il y fait néanmoins très chaud. Le soleil darde tout au long de la journée sur ses collines abruptes, faisant mûrir la vigne qui prospère sur les terrasses naturelles.

Sur la mer bleue et calme, les voiliers blancs se déplacent au loin, avançant comme autant de mouettes. Les gros moines là-haut dans l’abbaye d’Alcazaba sont devenus fiers et riches à cause du Guindre que désormais seuls les ducs consomment. Qui ignore encore le Guindre de l’abbaye d’Alcazaba ? Si corsé, si doux, si capiteux ; on ne parle que de lui à travers toute l’Espagne. Seules les personnalités distinguées du pays peuvent se permettre de le savourer dans leurs verres étincelants tant il est devenu précieux à l’instar d’un or liquide. Lire la suite

« Ça ira, ça se fera, princesse »

« Ça ira, ça se fera, princesse »

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 18, 7e année, du 29 juillet 1902
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« Bonjour Messieurs, » déclara le dandy tout en poussant sa légère valise à main de cuir jaune dans le filet à bagages du compartiment.

« Tout l’honneur est pour moi » et « Tous mes compliments » saluèrent les deux vieux messieurs flegmatiques d’une manière particulièrement obligeante car le dandy était très riche ce que tout Praguois honorable était censé savoir, de plus, il affichait une allure singulièrement indéfinissable, une sorte d’assurance qui les terrifiait. Lire la suite