Alors là… en effet

Alors là… en effet

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 33, 9e année du 8 novembre 1904, 
vous pouvez consulter la version allemande originale sur ce site

Mon cher ami Wärndorfer !

Malheureusement, je n’ai pas eu le plaisir de vous rencontrer chez vous et ne parviens pas non plus à vous trouver ailleurs, je me vois donc dans l’obligation de vous prier par la présente de bien vouloir vous rendre ce soir à mon domicile en compagnie de Zavrel et du docteur Rolof. Figurez-vous donc qu’après avoir débattu hier soir au cercle « Lotos » pendant une heure avec le célèbre professeur Arjuna Zizerlweis de Suède (dont vous avez certainement entendu parler ?) au sujet de phénomènes de spiritisme je l’ai invité pour ce soir chez moi et il a accepté. Il est très impatient de faire votre connaissance et je pense qu’en le soumettant suffisamment à notre feu croisé nous pourrons le gagner à notre cause et rendre peut-être de cette manière un service inestimable à l’humanité…
Donc vous viendrez sans faute, n’est-ce pas ? (Que le docteur Rolof n’omette pas d’apporter les photographies.) Lire la suite

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Blamol

Blamol

Un conte de Noël

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 39, 8e année, du 22 décembre 1903, 
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« Il est vrai, sans mensonge, certain & très véritable :

   Ce qui est en bas, est comme ce qui est en haut. »

La Table d’émeraude

Le vieux calmar était assis sur un gros livre bleu récupéré dans une épave et en suçait lentement l’encre d’imprimerie. Les habitants de la terre ferme n’ont aucune idée des tâches que peut accomplir un tel calmar tout au long de sa journée. Celui-ci s’était consacré à la médecine, du matin jusqu’au soir les deux pauvres petites étoiles de mer étaient obligées de l’aider à tourner les pages du livre tout simplement parce qu’elles lui devaient tant et tant d’argent. Lire la suite

Dr. Lederer

Dr. Lederer

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 24, 8e année, du 8 septembre 1903,
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« Avez-vous vu cette foudre? – Il a dû se passer quelque chose à la centrale électrique. – Voyez là-bas, juste au-dessus des immeubles. »
En effet, plusieurs personnes s’étaient arrêtées pour regarder dans la même direction…. … Une épaisse couche nuageuse s’était immobilisée au-dessus de la ville, coiffant la vallée de son couvercle noir… … la vapeur s’élevant des toits voulait éviter que les étoiles ne se moquassent de cette sotte humanité. Lire la suite

L’eau dense

L’eau dense

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 14, 8e année, du 30 juin 1903
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Une jubilation sans borne régnait au club nautique « Clia ». Rudi, surnommé ‘Poisson en gelée’, le deuxième homme de proue, s’était laissé convaincre et promit finalement de participer. L’aviron à huit était donc au complet. Dieu merci ! Lire la suite

La sphère noire

La sphère noire

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 05, 8e année, du 28 avril 1903 
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C’est sous forme de rumeur en provenance d’Asie que la nouvelle parvint dans les sphères culturelles du monde occidental ; fabuleuse, incohérente à ses débuts, elle laissait entendre qu’une invention pour ainsi dire extraordinaire avait été faite par des pénitents, appelés Gosains, totalement incultes et à moitié barbares, dans l’état de Sikkim, au sud de l’Himalaya. Lire la suite

La reine des Bregen

La reine des Bregen

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 51, 7e année, du 17 mars 1903 
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Voilà le docteur Jorre, c’est le monsieur assis là-bas.
Il est propriétaire d’un bureau technique, mais en dehors de cela, il n’entretient de relations avec personne.
Tous les jours sans exception, précisément à une heure, il prend son déjeuner au restaurant de la gare ; dès son entrée, le serveur lui apporte aussitôt le journal « La Politique ».
Docteur Jorre s’assied toujours dessus, non par mépris, mais afin de l’avoir sous la main à tout moment, car il le lit par intermittence au cours de son repas. Lire la suite

La malédiction du crapaud – malédiction du crapaud

La malédiction du crapaud – malédiction du crapaud

De Gustav Meyrink

Publié dans Simplicissimus N° 47, 7e année, du 17 février 1903
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Largo moderato

Le soleil ardent de l’Inde brillait au-dessus de la route menant à la pagode bleue – à la pagode bleue.
Dans le temple, les humains faisaient des offrandes de fleurs blanches au bouddha en chantant. Les prêtres priaient solennellement : Om mani padme hum ; om mani padme hum.
Les rues étaient désertes et abandonnées ; c’était un jour de fête.
Les longues herbes kusha avaient formé une haie d’honneur au bord des prés le long de la route menant à la pagode bleue – à la pagode bleue. Toutes les fleurs attendaient l’arrivée du mille-pattes qui logeait là-bas dans l’écorce du vénérable figuier. Lire la suite