Professeur Ubu – Un roman policier

Professeur Ubu – Un roman policier surréaliste

Ce compte rendu est paru dans le Publicateur N° 5 du Collège de
'Pataphysique  du 8 absolu 143 p. 86-87

Quelque part en Autriche est situé un Institut de ‘Pataphysique, sans plus de précisions concernant sa position géographique. Le curateur et dirigeant en est Faustroll III, se prétendant petit-fils du docteur Faustroll. En tant que détenteur de « l’indice total d’opacité » il est doté de la capacité à lire les pensées et à percevoir les intentions, tout est transparent pour lui. Sur le mur de son bureau « un singe papion naturalisé, à tête de chien, est accroché, au-dessous un panneau en bois de pin porte l’inscription en italique : Bosse De Nage – HAHA ».
Dans cet institut, le professeur Ubu, en tant que « plus grand savant du moment présent », donne des cours magistraux au sujet des « parallèles entre physique, métaphysique et ‘Pataphysique en utilisant l’extrêmement trivial concept religieux de trinité ». Il est « obèse, souvent très peu soigné de sa personne » et habillé « dans le plus pur style du clochard parisien postmoderne ». Son véritable nom est tout autre, mais les pensionnaires, comme on appelle les étudiants de l’institut, le nomment ainsi « en souvenir du personnage d’Ubu Roi de Jarry dont il rappelle les traits de caractère ». Albert Schweitzer et Erwin Schrödinger se trouvent également parmi les pensionnaires, ce dernier tient en permanence une boîte contenant un chat dans ses bras et caresse celle-ci.
Madame Boullet, « une grande femme d’une laideur indescriptible » et dont le visage, « l’incarnation de l’asymétrie », ressemble à un « masque grotesque » vit et demeure également à cet endroit. Elle est « Transcendante Satrape et écrivaine de tout premier ordre », elle a écrit des œuvres parmi lesquelles « Volupté sans chair ou la baise végan ». Sa relation avec le Professeur Ubu est perturbée, ce dernier ayant voulu la décerveler il y a quelque temps. Mais lorsque Faustroll III est soupçonné de meurtre, ils en oublient leur antipathie réciproque et agiront ensemble.
Dans cet institut est également née une certaine Zazie qui n’est plus une gamine, elle est « surveillante des latrines ». Elle va subir le même sort qu’une autre pensionnaire et qu’apparemment Faustroll III et sans doute la TS Boullet. Ils seront tous assassinés puis découpés par les « mauvaises pensées » en provenance des nuages s’abattant sur l’institut. En effet, Zazie sera la victime à la place d’Ubu au moment où elle se trouve en sa compagnie dans sa chambre pour cause de fellation. La mauvaise pensée « tueur-d’obèse » s’adresse à lui, mais il la reconnait à temps et pousse Zazie sous le tiret qui la découpera tel un coupe-chou en deux parts égales. Le tiret de la mauvaise pensée « pimbêche-laide » éventre la TS Boullet et pour Faustroll III ce sera « pourceau-magnificent ». Cependant, grâce à son indice d’opacité, ce dernier a tout prévu, et à l’aide d’un copieur de personnes – une machine à dupliquer – il a créé des doubles de lui-même, de Professeur Ubu et de la TS Boullet, car seuls les dignitaires sont autorisés à s’en servir et uniquement pour des raisons de sécurité. La hiérarchie des dignitaires montre d’ailleurs que cet institut de ‘Pataphysique n’a rien de commun avec le Collège de ‘Pataphysique : dans la hiérarchie, le curateur Faustroll III est supérieur au Régent, vient ensuite le Transcendant Satrape et puis le Provéditeur, rang auquel est apparenté le Professeur Ubu, mais ce dernier possède bien plus d’influence grâce à son statut de savant.
C’est la commissaire Konstantin qui est chargée des investigations concernant les meurtres. Elle est en même temps la fille d’un ancien Régent de l’institut qui fut lui-même victime de cette machine à décerveler dans la cave sur ordre de Faustroll III. Grâce à ses investigations, elle veut venger son père mais elle ne tient compte ni de la copieuse de personnes ni de l’unique Unobtainium. Ce 134ème élément fatal dans le tableau périodique des éléments (qui n’en contient que 118 en réalité) existe uniquement dans l’institut de ‘Pataphysique et est applicable à tous les cas dans le monde. Il rend possible l’impossible, réalisable l’irréalisable, contrôle les pensées et peut réaliser l’imaginaire. Le père de la commissaire, le Régent Opel, essaya jadis de faire sortir de l’institut secrètement et contre une importante somme d’argent cet Unobtainium et fut puni de décervelage. Quand sa fille pense être arrivée au bout de sa vengeance et veut décerveler le (double de) professeur Ubu à la suite des déjà assassinés (doubles de) Faustroll III et de la TS Boullet, les originaux de Faustroll III, de la TS Boullet et de Professeur Ubu réapparaissent comme surgis de nulle part et la commissaire Konstantin deviendra à son tour la victime de la machine à décerveler, ainsi son sang va jaillir d’un trou de sa tempe glisser sur son épaule et tomber goutte à goutte sur le sol de pierres froides dans lequel est gravé en lettres italiques : « Eadem Mutata Resurgo ».

Gerald Jaritz – Professor Ubu. Ein surrealer Kurzkrimi. Edition epubli, Berlin 2014, 138 pages, 10 €

Compte rendu Klaus Ferentschik, R.

Traduction Ursula Monnier , D.

N.d.T.
L’auteur Gerald Jaritz s’autoproclame fondateur du vianisme et Vice Curateur autrichien de l’Institut de ‘Pataphysique sur son blog https://professorubu.wordpress.com

 

Dies ist der Originalartikel von Klaus Ferentschik verfasst

 

Professor Ubu – Ein Surrealer Kurzkrimi

 

Irgendwo in Österreich, wo genau ist nicht bekannt, gibt es eine Anstalt für ’Pataphysik. Ihr Kurator und Leiter ist Faustroll III., Enkel von Dr. Faustroll. Als Besitzer und Träger des „vollkommenen Opazitätsindex“ ist für ihn alles transparent, so dass er alle durchschaut und Gedanken lesen kann. In seinem Büro hängt ein „ausgestopfter, hundeköpfiger Pavian an der Wand, darunter ein Kiefernholzschild, auf dem in kursiv gehaltenen Lettern steht: Bosse-De-Nage – HAHA“.

In der Anstalt hält Professor Ubu als „größter Gelehrter der momentanen Gegenwart“ Vorlesungen über „Parallelen von Physik, Metaphysik und ’Pataphysik mit der trivial anmutenden religiösen Begrifflichkeit der Dreifaltigkeit“. Er ist „fettleibig, oft sehr ungepflegt“, und „im Stil des postmodernen Pariser Clochards“ gekleidet. Sein ursprünglicher Name ist ein anderer, aber die Insassen, wie die Studierenden genannt werden, nennen ihn so in „Anlehnung an Jarrys Figur aus König Ubu, dessen Charakterzüge man ihm gerne nachsagte“. Unter den Insassen befinden sich auch Albert Schweitzer und Erwin Schrödinger, der ständig eine Kiste mit sich trägt und streichelt, in der sich eine Katze befindet.

Ebenfalls wohnt und lebt dort Frau Boullet, „eine großgewachsene Frau von unbeschreiblicher Hässlichkeit“, deren Gesicht, „Inbegriff der Asymmetrie“, einer „grotesken Maske“ gleicht. Sie ist „Transzendente Satrap und Schriftstellerin ersten Ranges“, mit Werken wie beispielsweise: „Fleischlose Lust oder veganes Ficken“. Ihr Verhältnis zu Professor Ubu ist gestört, da dieser sie vor einiger Zeit enthirnen lassen wollte. Als aber Faustroll III. unter Mordverdacht gerät, ignorieren sie ihre gegenseitige Antipathie und handeln gemeinsam.

In der Anstalt geboren ist eine gewisse Zazie, mittlerweile keine Göre mehr und „Aufseherin der Latrinen“. Sie erleidet dasselbe Schicksal, wie eine andere Insassin, wie scheinbar Faustroll III. und scheinbar TS Boullet. Sie alle werden ermordet, zerteilt von „bösen Gedanken“, die aus Wolken über der Anstalt nach unten stürzen. Allerdings wird Zazie anstatt Ubu zum Mordopfer, als sie sich gerade zwecks Fellatio mit ihm in seinem Zimmer aufhält. Der böse Gedanke „Fetter-Mörder“ gilt ihm, aber er erkennt ihn rechtzeitig und schubst Zazie unter den Bindestrich, der sie rasiemessergleich in zwei Teile schneidet. Der Bindestrich des bösen Gedankens „hässliche-Pute“ schlitzt TS Boullet auf, und bei Faustroll III. ist es „Magnifizenz-Sau“. Allerdings hat er dank seines Opazitätsindex alles vorausgesehen und mittels eines Personenkopierers, eine Duplizitätsmaschine, Doubles von sich, Professor Ubu und TS Boullet hergestellt, da nur die Würdenträger zu ihrer Sicherheit davon Gebrauch machen dürfen. Die Hierarchie der Würdenträger zeigt übrigens, dass die Anstalt für ’Pataphysik mit dem Collège de ’Pataphysique nichts gemeinsam hat: Dem Kurator Faustroll III., folgt der Regent, danach der Transzendente Satrap und schließlich der Generalaufseher (Provéditeur), dem Professor Ubu gleichgestellt ist, der aber aufgrund seines Gelehrtenstatus viel mehr Einfluss hat.

In den Mordfällen ermittelt Kommissarin Konstantin. Gleichzeitig ist sie die Tochter eines ehemaligen Regenten der Anstalt, der auf Befehl von Faustroll III. der Enthirnungsmaschine im Keller preisgegeben wurde. Sie nimmt ihre Ermittlungen zum Anlass, ihren Vater zu rächen, rechnet aber nicht mit dem Personenkopierer und dem einzigartigen Unobtainium. Dieses ominöse 134. Element im Periodensystem (das tatsächlich nur 118 aufweist) gibt es nur in der Anstalt für ’Pataphysik und eignet sich für alle Fälle der Welt. Es macht das Unmögliche möglich, das Unerreichbare erreichbar, kontrolliert Gedanken und kann das Imaginäre realisieren. Regent Opel, Vater der Kommissarin versuchte einst für viel Geld das Unobtainium aus der Anstalt zu schmuggeln und wurde zur Strafe enthirnt. Als seine Tochter glaubt, mit ihrer Rache am Ziel angelangt zu sein und neben den bereits getöten (Doubles von) Faustroll III. und TS Boullet schließlich (das Double) von Professor Ubu enthirnen will, tauchen wie aus dem Nichts die Original von Faustroll III., TS. Boullez und Professor Ubu auf und machen sie ebenfalls zum Opfer der Enthirnungsmaschine, dass „ihr Blut aus einem Loch an ihrer Schläfe über ihre Schulter auf den kalten Steinboden tropfte, in dem in kursiven Lettern geschrieben stand: Eadem Mutata Resurgo“.

 

Gerald Jaritz – Professor Ubu. Ein Surrealer Kurzkrimi. Edition epubli, Berlin 2014, 138 pages, 10 Euros

 

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