Habitat – Dans la zone verte

Le texte ci-dessous est une traduction d'un article paru dans le
Zeit Magazine online du 25 avril 2015
Vous trouverez le texte original en allemand à la fin de cet article.

Zeit magazine online N° 14 du 25 avril 2015

De Tillmann Prüfer, Annabel Wahba und Elisabeth Bauer

Tout le monde veut habiter en ville, puis un cruel manque de nature survient. Comment réconcilier ces deux aspects ?

Habiter au vert, jadis cela signifiait vivre à la campagne loin de tout et renoncer au mode de vie urbain. Aujourd’hui, on tente de réconcilier les deux : Vivre dans la ville en même temps qu’au milieu de la nature. Cela ressemble à une contradiction. Mais parfois, de tels paradoxes mènent à des solutions les plus créatives. Nous allons entreprendre un petit voyage à la recherche des réponses les plus belles à ce désir d’un habitat vert au milieu de la ville.
Notre première étape est une visite à Copenhague, une ville qui a déjà commencé à résoudre cette contradiction entre ville et campagne. C’est un peu comme une visite dans l’avenir. En se promenant au centre de la ville on a le sentiment que les Danois ont déjà réalisé énormément de projets dont les autres Européens sont encore en train de discuter. L’urbanisation de la ville est axée sur les lieux publics, sur les rencontres à l’air libre, sur les loisirs. En cette journée du mois de mars où les températures sont à peine supérieures à dix degrés, les gens se ruent dehors. Nous sommes sur une terrasse immense sur le vieux port, derrière le théâtre nouvellement construit, un bâtiment durable utilisant l’eau de mer pour la climatisation et le chauffage. Même les acteurs du théâtre ont cédé à la tentation de sortir dehors sur les planches en plein air pour étudier une nouvelle scène en cette après-midi ensoleillée.
Juste à côté, un nouveau parking à étages est en chantier. À Copenhague, on arrive à créer un projet vert même à partir d’une construction d’un tel bâtiment purement fonctionnel. Mais comment nommer ce qui est en train de naître ici : Parking à étages sous-marin ? « Expérience de parking » suggère Martin Hedevang Andersen, un jeune paysagiste qui nous guide dans notre périple à travers l’architecture verte de Copenhague.
Lorsque ce parking sera terminé, une gigantesque promenade en bois s’étirera sur l’eau en partant du théâtre invitant à prendre le soleil et à faire la fête. En-dessous, c’est-à-dire sous le niveau de l’eau, 500 voitures pourront être garées sur trois niveaux. Ce projet, englobant également un pont sur la mer exclusivement réservé aux cyclistes et aux piétons, qui réunira les deux parties du centre ville de Copenhague, a pour nom « Kvaesthus ». « Le bassin portuaire est à l’heure actuelle si propre que l’on peut s’y baigner », dit Martin Hedevang Andersen.
À Copenhague, le promeneur n’est pas seulement le témoin d’une nouvelle architecture, mais aussi celui d’une nouvelle joie de vivre régnant dans beaucoup de grandes villes : les années 10 du vingt-et-unième siècle sont la décennie verte. Il y a non seulement un large consensus au sujet de la politique environnementale, mais les gens ont aussi le désir de « vivre vert ». Cela a commencé avec une approche de l’alimentation plus préoccupée des conséquences écologiques. Maintenant, c’est l’heure de l’habitat naturel. Cela ne signifie plus seulement des logements à faible consommation d’énergie et des matériaux durables : On veut aussi avoir la nature autour de soi. Même en ville.
Mais quel est le rapport entre un tel parking et le style de vie vert ? « C’est tout simple » dit Martin Hedevang Andersen : « L’équivalent des nouvelles places construites dans le parking sera supprimé dans les rues alentour. » Dans le quartier autour de la place Sankt Annæ certaines rues sont en reconstruction, il y aura une immense pelouse en son milieu et les voitures ne pourront rouler que sur le bord extérieur de la rue, à l’avenir la place appartiendra essentiellement aux piétons et aux cyclistes.
Accessoirement, cette nouvelle et immense pelouse est aussi une réponse au changement climatique. La ville de Copenhague a subi ces dernières années des averses si importantes que les canalisations seules se sont avérées insuffisantes. Maintenant, il y a dans tout le pays des projets de créations d’espaces verts similaires afin de créer davantage de surfaces d’infiltration d’eaux pluviales.
L’exemple de la capitale danoise montre bien de quelle façon le changement vert pourrait avoir lieu dans d’autres métropoles. Le but d’une réduction des émissions des gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2020 a été inscrit dans la législation. D’ici 2025, Copenhague veut être la première capitale neutre en émissions de CO2 au monde. Le gouvernement communal ambitionne également être la meilleure ville cycliste mondiale, la moitié de tous les déplacements pour aller au travail ou vers des centres de formation devrait être effectué à vélo.
À Copenhague, des espaces verts sont créés partout où c’est possible. S’il le faut sur les toits des immeubles. Dans le nouveau quartier d’Ørestad, un peu à l’extérieur de la ville, on peut visiter les toits verts les plus spectaculaires. L’ensemble d’immeubles « 8 House », ressemblant vu du ciel au chiffre huit, possède deux toits verts inclinés dans un angle de 30 degrés. Vu du pied de l’immeuble, ils ressemblent à deux tremplins en gazon gigantesques menant directement dans la réserve naturelle sise juste devant.
Ørestad est le quartier le plus récent de la ville de Copenhague, il n’a commencé son développement qu’en 1992. La construction du « 8 House » a été achevée cette année-là. Elle a été conçue par l’architecte vedette danois de 40 ans, Bjarke Ingels, dont la société se nomme immodestement BIG. Il est l’un des précurseurs de l’architecture durable et il participe également à la construction du nouveau siège social écologique de l’entreprise Google en Californie. Dans le « 8 House » l’avenir est déjà là. C’est une petite ville à part entière qui comporte, en plus des 500 appartements, des appartements-terrasse de standing et des duplex, également de nombreux bureaux et magasins.
La particularité de « 8 House » est sa forme. Il possède deux cours intérieures, le bâtiment s’ouvrant vers le sud ne comporte ici qu’un seul étage, en revanche, vers le nord il s’élève comme une pyramide jusqu’à une hauteur de douze étages. D’après l’architecte, c’est de cette façon qu’on crée les meilleurs rapports de luminosité, le soleil et l’air rentrant par le côté sud. Les amateurs de voitures ne doivent pas se sentir trop à l’aise dans le « 8 House » : le bâtiment ne comporte pas de places de parking. En revanche, on peut très facilement monter jusqu’en haut à vélo sur des pistes courbes faiblement montantes et se laisser descendre aussi aisément. Le chemin montant est quasiment une expérience sensuelle. Les terrasses des appartements profitent d’une vue magnifique sur la réserve naturelle.
Cet immeuble écologique a été construit pour des personnes aimant se rencontrer, que ce soit dans une des deux cours intérieures ou bien dans une des nombreuses salles communes proposées à la location pour des fêtes ou des cours de yoga. En été, on peut faire du kayak dans les bassins et les canaux de récupération d’eau de pluie devant l’immeuble, en hiver on peut y faire du patinage. Ce bassin récupère l’eau de pluie des toits végétaux, ainsi le système des eaux usées est désengorgé et, en cas de sécheresse, les champs alentours peuvent être irrigués.
Un seul inconvénient pour les habitants du « 8 House » : leur habitat atypique est extrêmement célèbre en dehors même du milieu des architectes. Encore et toujours, des touristes et des passants curieux empruntent le chemin menant vers le haut, à tel point que les habitants ont collé des écriteaux sur la façade rappelant aux visiteurs que cet endroit est habité. Les « horaires d’ouverture » ont dû être limités du lundi au vendredi de 10 h à 16 h.
Copenhague est une ville pionnière de l’urbanisation verte. Mais l’habitat vert est en train de devenir de plus en plus un mouvement global. Il ne s’agit pas là de politique ou de morale, il s’agit de l’amélioration du cadre de vie. Lorsqu’on cultive des tomates ou de la salade dans son propre jardin, ce n’est pas forcément dans le but de sauver la planète, mais on éprouve vraisemblablement plus de joie car, d’après un certain nombre d’études, le jardinage rend heureux. En équipant son appartement d’un mur végétal on n’apporte pas une grande contribution à la politique pour le climat, mais plus probablement à son propre bien-être. Celui qui se promène dans un jardin ne rend pas obligatoirement un grand service à la nature, mais il se fait du bien à lui-même. Les pères et mères de la pensée verte étaient plutôt de tendance anticonsumériste. On ne peut pas en dire autant de leurs enfants. Ils veulent faire du bien avec une consommation juste. Leur but est d’améliorer le monde un tout petit peu, mais avant tout d’embellir leur propre vie.

Deuxième étape, une visite chez l’architecte et designer Matteo Thun, 62 ans, à Milan. Il était un des tout premiers à avoir construit de manière écologique. La cour intérieure de son atelier est envahie de végétation. Cela correspond à sa façon de construire : Les façades de certains des ses projets prennent corps grâce aux plantes grimpantes. L’architecture verte est pour lui un retour à une certaine normalité plutôt qu’une tendance passagère. Vivre en accord avec la nature et proche d’elle est selon lui un besoin fondamental de l’homme. Matteo Thun est originaire de Bolzano. Quand il était enfant, la nature faisait partie de sa vie quotidienne, il ne l’a pas connue comme un luxe du week-end. « Les gens veulent se sentir bien, et pour cela ils ont besoin de plantes et d’eau autour d’eux », dit-il. Le retour du jardinage urbain en serait le signal, bien que ce phénomène soit très ancien. « Une certaine forme d’agriculture a toujours fait partie de l’urbanisation », dit Matteo Thun. Jadis, on ne semait pas de pelouses dans les jardins privés, mais on y cultivait des fruits et des légumes. Dans les débuts de l’ère industrielle, il y a avait les jardins ouvriers pour procurer des espaces de refuge aux travailleurs pour leur repos ainsi que pour leur permettre de cultiver une partie de leur nourriture.
En Italie, il y avait la coutume des grands jardins citadins, des lieux dans lesquels on cultivait des légumes et où se passait aussi une grande partie de la vie publique. De nos jours, dans les espaces publics des grandes villes comme Berlin, on recommence à planter des arbres fruitiers dont les fruits sont destinés à être récoltés par la population.
Il y a 25 ans, Matteo Thun a conçu la première maison préfabriquée écologique et solaire, O Sole Mio. Un des côté de cette maison se compose d’une baie vitrée de sorte que l’espace intérieur et extérieur se confondent, il y a également un jardin d’hiver laissant place à un arbre. Encore de nos jours, Matteo Thun fait pousser des arbres dans les pièces intérieures. C’est lui le responsable du design de la chaine de restaurants italiens Vapiano. Dans chacune des filiales, un olivier pousse dans un grand pot de plantation. Il y a également des pots avec des herbes fraiches sur chaque table.
« La contradiction entre ville et campagne est caduque », dit Matteo Thun. Les gens ne veulent plus de ces villes insupportablement denses qu’ils fuient le week-end pour aller « à la campagne ». Ils veulent la campagne tout de suite devant leur porte d’entrée. « Dans le fond, nous sommes en train de vivre un renversement entre la ville et la campagne », dit Matteo Thun. Les villes sont en train de se faire « renaturaliser » par leurs habitants. Les toits sont végétalisés, des paysages plantés prennent forme sur les terrasses, les rivières canalisées sont revégétalisées et pourvues de promenades, on créé des espaces naturels dans les parcs. L’homme est en train de réaliser sa vision de la nature en pleine ville. Pour lui, le premier indicateur de ce renversement de la relation ville/campagne est le miel. On récolte de plus en plus de miel dans les villes. Il ne serait pas moins bon mais bien souvent nettement meilleur que le soi-disant « miel de campagne ». « Les abeilles trouvent maintenant une plus grande diversité de fleurs dans les villes et on n’y utilise pas de pesticides. » Aussi paradoxal que cela puisse paraître : la ville est parfois une meilleure campagne.
Il n’y a qu’à chercher dans le voisinage de Matteo Thun pour trouver l’exemple d’une nature habitable dans les métropoles. C’est dans le quartier des affaires de Milan, Porta Nuova, que se trouvent les deux tours d’habitation « Bosco Verticale », forêt verticale. L’architecte Stefano Boeri, 58 ans, a conçu ces tours spectaculaires avec leur façade verdoyante. Toute une forêt s’étire sur ses murs extérieurs d’une hauteur de respectivement 76 et 110 m : Environ 20 000 plantes ainsi que 800 arbres pouvant atteindre 9 mètres y poussent dans de très grands bacs ressemblant à des tiroirs.
« En 2007, lorsqu’on m’a confié la mission de concevoir deux tours à Porta Nuova, j’avais l’ambition de construire quelque chose d’inédit. Je voulais créer un nouveau lien entre les hommes et les arbres », dit Stefano Boeri.
Pour l’instant, les appartements de Milan se trouvent dans un quartier de privilégiés. Ces appartements coûtent en moyenne de 8 000 à 9 000 euros le mètre carré. Mais pour Stefano Boeri ce n’est qu’un début, son rêve est que de tels appartements deviennent une forme d’habitat adaptable à de grandes constructions collectives : « Nous devons stopper l’expansion de la superficie des villes. Ne pouvant arrêter la croissance démographique, nous devons nous concentrer sur une construction verticale et réfléchir à une nouvelle relation entre les hommes et les plantes. » Un énorme travail de pionnier était nécessaire pour ce nouveau concept d’habitat. Il fallait faire des recherches sur des plantes capables de supporter ces conditions difficiles, que sont le rayonnement du soleil important, la perte d’humidité, et, pour celles des étages élevés, la force du vent. Une inconnue persiste toujours et ce n’est pas la moindre, c’est celle de la réaction des hommes. « Nous ignorons encore comment les gens vont réagir au fait d’avoir au 15ème étage un jardin avec des arbres devant chez eux avec, parfois aussi, les feuilles et les branches du voisin », dit l’architecte.
Stefano Boeri n’est pas la première personne ambitionnant de faire cohabiter étroitement les hommes et les arbres. Dans les années 70 pendant la triennale, l’architecte Friedensreich Hundertwasser planta des arbres à travers les fenêtres dans les appartements de la Via Manzoni à Milan. En 1978, le bâtiment de la Banca Catalana à Barcelone devint célèbre. La façade en est pourvue de centaines de bacs de plantations qui le font ressembler à une jungle. Dans les années 90, la Commerzbank se fit construire un nouveau siège social à Francfort par Sir Norman Foster, avec un jardin intérieur au 19e étage.
Mais c’est seulement de nos jours que la construction verte est devenue un mouvement global. On en trouve des exemples dans toutes les métropoles, à New York, à Londres et dans le port de Hambourg. Dans le vieux port de Baaken, un des bassins portuaires de la ville, dans la Speicherstadt, la zone d’entrepôts, on creuse inlassablement. Au milieu d’un nouveau quartier d’habitations, une presqu’île verte est en train de naître. Pour l’instant, cet endroit destiné à devenir un refuge vert n’est encore qu’un désert fait de terre et de fossés profonds. Le quartier de Baakenhafen est une des dix étapes formant ensemble l’expansion urbaine du centre ville du port de Hambourg, la HafenCity.
La conception a été réalisée par le bureau d’architecture paysagère Loidl de Berlin qui y a construit le très populaire parc du Gleisdreieck dans le quartier de Kreuzberg. Dans le plus grand bassin portuaire du quartier de la HafenCity, où 1800 appartements sont en train de voir le jour, le parc de Baaken d’une taille de 1.5 ha doit offrir de l’espace pour le repos, le sport et les loisirs. « Au milieu des formes dures du bassin portuaire, un espace vert et souple naîtra », dit l’architecte paysager Andreas Lipp.
Pendant ce temps, à Londres, le Garden Bridge est programmé, conçu par le designer Thomas Heatherwick, un autre visionnaire de l’architecture verte. Le Garden Bridge, c’est l’idée de relier le nord et le sud de Londres par un pont de verdure. Une tranchée verte offrant un répit à la vie quotidienne.
Un autre projet de Thomas Heatherwick, le Floating Park à New York, aussi nommé jetée 55, est aussi spectaculaire. Il s’agit d’un parc au-dessus de l’eau, aménagé sur 300 poteaux en forme de champignons. Cet espace vert va s’étirer autour d’un rayon de d’à peine une centaine de mètres à une hauteur de 5 à 19 mètres au-dessus du niveau de l’eau et à 57 mètres de distance de la promenade du Hudson River. L’inauguration de ce parc incluant un amphithéâtre de 700 places est prévue dans quatre ans. La plus grande partie en est financée par le grand ponte des médias, Barry Diller, le mari de Diane de Fürstenberg. Il a promis 113 millions de dollars pour cette construction, le plus grand financement privé jamais accordé à un parc public à New York. Le budget total de la construction est estimé à plus de 130 millions de dollars.
D’où vient cette grande nostalgie de la nature, qu’est-ce qui fait que nous transformons des ports en parcs paysagers et que nous plantons des forêts dans les tours d’immeubles ? Cela ressemble peut-être à ce qui se passait au 19e siècle. À cette époque, le progrès était suivi d’une vague de nostalgie : les machines à vapeur ont conquis les villes, les travailleurs en usine ont remplacé les paysans. Et peu après naissait un courant naturaliste qui nous lègue encore de nos jours ses motivations. Par exemple, le mythe de la forêt allemande. L’historien de l’art Wilhelm Heinrich Riehl écrivait dans son œuvre « Histoire naturelle du peuple allemand comme base de la politique sociale allemande » qu’on peut associer un paysage à chaque peuple. Le cadre de vie caractéristique des Anglais et des Français serait le parc apprivoisé ainsi que le champ cultivé dont il voyait l’antithèse dans la nature sauvage de la forêt allemande. Mais déjà à ce moment-là, la « forêt allemande » était une chimère. En réalité, à cette époque, la forêt était déjà ravagée depuis longtemps par le bétail que les paysans y chassaient et elle était menacée par la surexploitation. Le paysage forestier existant de nos jours est en vérité un succès de la civilisation. Il est le résultat de la sylviculture moderne.
L’époque romantique déjà, ne s’orientait pas à la nature elle-même, mais à une vision qu’on avait de la nature. De la même manière, il faudrait se demander aujourd’hui, si vraiment nous voulons cohabiter étroitement avec la nature réelle ou seulement avec notre image romancée de celle-ci. Nous allons y repenser au plus tard lorsque les escargots pénétreront la nuit dans l’appartement au 14e étage, sortant du jardin du Bosco Verticale.

 

Dies ist der Originalartikel der im 
Zeitmagazin online N° 14 vom 25 April 2015 erschienen ist

Wohnen – Im grünen Bereich

Alle wollen in der Stadt leben und vermissen dann die Natur. Wie kann man beides miteinander verbinden? Von Tillmann PrüferAnnabel Wahba undElisabeth Bauer

Im Grünen wohnen – das bedeutete einmal, sein Dasein weit draußen auf dem Land zu fristen und dem urbanen Lebensstil zu entsagen. Heute allerdings will man beides: mitten in der Stadt leben – und mitten in der Natur. Scheinbar ist das ein Widerspruch. Aber manchmal führen solche Widersprüche zu den kreativsten Lösungen. Wir wollen eine kleine Reise unternehmen – zu den schönsten Antworten auf diese Sehnsucht nach dem grünen Wohnen in der Stadt.

Die erste Station ist ein Besuch in Kopenhagen, wo sie schon ziemlich gut darin sind, den Widerspruch zwischen Stadt und Land aufzulösen. Es ist ein bisschen wie ein Besuch in der Zukunft. Wenn man durch die Innenstadt läuft, bekommt man das Gefühl, dass die Dänen vieles von dem, worüber die anderen Europäer noch reden, schon verwirklicht haben. Die Stadtplanung ist auf öffentliche Plätze ausgerichtet, auf das Zusammenkommen unter freiem Himmel, auf Freizeit. Auch an diesem Märztag, an dem die Temperaturen nur knapp über zehn Grad liegen, strömen die Menschen nach draußen. Wir stehen auf einer riesigen Terrasse am alten Hafen, hinter dem neu erbauten Schauspielhaus, ein nachhaltiger Bau, der Meerwasser zur Kühlung und zum Heizen verwendet. Selbst die Schauspieler aus dem Theater zieht es an diesem sonnigen Nachmittag nach draußen auf die Freiluft-Bretter, um eine neue Szene einzustudieren.

Gleich nebendran entsteht ein neues Parkhaus. In Kopenhagen schaffen sie es sogar, dass ein derart funktionaler Bau zu einem grünen Projekt wird. Aber wie soll man das nennen, was hier entsteht: Unterwasserparkhaus? « Parkerlebnis », schlägt Martin Hedevang Andersen vor, ein junger Landschaftsarchitekt, der uns auf dieser Tour durch Kopenhagens grüne Architektur führt.

Wenn das Parkhaus fertig ist, wird sich vom Schauspielhaus aus eine riesige Promenade aus Holz auf dem Wasser erstrecken, die zum Sonnen und Feiern einlädt. Darunter, also unter der Wasseroberfläche, sollen einmal auf drei Etagen 500 Autos Platz finden. Kvaesthus nennt sich dieses Projekt, zu dem außerdem noch eine Brücke übers Meer nur für Radfahrer und Fußgänger gehört, welche die beiden Teile der Kopenhagener Innenstadt verbindet. « Das Hafenbecken ist mittlerweile so sauber, dass man darin baden kann », sagt Martin Hedevang Andersen.

In Kopenhagen wird man nicht nur Zeuge einer neuen Architektur, sondern eines neuen Lebensgefühls, das in vielen Großstädten herrscht: Die 2010er Jahre sind das grüne Jahrzehnt. Es gibt nicht nur einen breiten Konsens über umweltpolitische Themen – die Menschen wollen auch grün leben. Angefangen hat es mit dem Boom der ökologisch bewussten Ernährung. Nun kommt das natürliche Wohnen. Damit ist mehr gemeint als Energiesparhäuser und nachhaltige Baustoffe: Man will die Natur um sich herum haben. Auch in der Stadt.

Aber was hat so ein Parkhaus mit grünem Lebensstil zu tun? « Ganz einfach », sagt Andersen: « Für die neuen Parkplätze, die im Parkhaus entstehen, werden die alten auf den Straßen rundherum gestrichen. » Ein ganzer Straßenzug um den Sankt Annæ Plads wird umgebaut, eine riesige Grünfläche wird in der Mitte entstehen, die Autos dürfen nur noch am Rand der Straße fahren, sie wird in Zukunft vor allem Fußgängern und Radfahrern gehören.

Und nebenbei ist diese neue, enorme Grünfläche auch eine Antwort auf die Klimaveränderung: Kopenhagen war in den letzten Jahren immer wieder von heftigen Regenfällen betroffen, bei denen in kurzer Zeit so viel Wasser fiel, dass die Kanalisation es nicht mehr aufnehmen konnte. Damit mehr Flächen zur Versickerung des Wassers entstehen, gibt es im ganzen Land Projekte zur Begrünung.

Die dänische Hauptstadt zeigt recht gut, wie der grüne Wandel in den Metropolen aussehen kann. Das Ziel einer CO₂-Reduktion um 40 Prozent bis 2020 ist in Dänemark gesetzlich verankert. Kopenhagen will bis 2025 sogar die erste CO₂-neutrale Hauptstadt der Welt sein. Die Kommunalregierung hat es sich außerdem zum Ziel gesetzt, die besteRadfahrerstadt der Welt zu sein, die Hälfte aller Fahrten zur Arbeit oder Ausbildungsstätte sollen auf das Fahrrad verlagert werden.

In Kopenhagen schaffen sie Grünflächen, wo immer es geht. Und sei es auf den Dächern von Häusern. Die wohl spektakulärsten Gründächer des Landes kann man sich etwas außerhalb der Stadt im recht neuen Bezirk Ørestad ansehen. Der Gebäudekomplex 8 House – der aus der Luft betrachtet aussieht wie eine am Boden liegende Acht – hat zwei Gründächer, die sich wie bei einer Pyramide in einem 30-Grad-Winkel neigen. Vom Fuß des Gebäudes aus betrachtet, sehen sie aus wie zwei gigantische Rasenschanzen, die geradewegs ins davor liegende Naturschutzgebiet führen.

Ørestad ist der jüngste Stadtteil Kopenhagens, er wird seit 1992 entwickelt. Das 8 House wurde 2010 fertiggestellt. Der 40-jährigedänische Star-Architekt Bjarke Ingels – der seiner Firma ganz unbescheiden den Namen BIG gab – hat es entworfen. Er ist einer der Vorreiter nachhaltiger Architektur und ist auch am Bau des neuen ökologischen Google-Firmensitzes in Kalifornien beteiligt. Im 8 House gibt es die Zukunft schon jetzt. Es ist eine kleine Stadt für sich: 500 Wohnungen haben darin Platz, Penthouses und Maisonettewohnungen, außerdem zahlreiche Büros und Läden.

Das Besondere am 8 House ist seine Form. Es hat zwei Innenhöfe, nach Süden hin öffnet sich das Gebäude und ist hier nur ein Stockwerk hoch, nach Norden hin erhebt es sich wie eine Pyramide bis zum zwölften Stock. So sollen laut Architekt optimale Lichtverhältnisse geschaffen werden, Sonne und Luft können von Süden her einströmen. Autoliebhaber fühlen sich im 8 House vermutlich nicht so wohl: Es gibt keine Parkplätze. Dafür kann man mit dem Fahrrad auf leicht ansteigenden und geschwungenen Pfaden bis ganz nach oben fahren – und auch wieder hinunterrollen. Der Weg nach oben ist fast ein sinnliches Erlebnis. Und von den Terrassen der Wohnungen aus hat man einen wunderbaren Blick auf das Naturschutzgebiet.

Dieses ökologische Haus ist gemacht für Menschen, die gerne zusammenkommen: in einem der beiden grünen Höfe oder in einem der vielen Gemeinschaftsräume, die für Partys oder Yogastunden zu mieten sind. Im Sommer können sie im Regenwasser-Becken und in den Kanälen vor ihrem Gebäude Kajak fahren, im Winter Schlittschuh laufen. In dieses Becken fließt das Regenwasser von den Gründächern, so wird das Abwassersystem entlastet, und bei Trockenheit werden die umliegenden Felder damit bewässert.

Der einzige Nachteil für die Bewohner des 8 House: Ihr ungewöhnliches Zuhause ist nicht nur in Architekturkreisen sehr bekannt. Immer wieder laufen Touristen und interessierte Passanten die Wege nach oben, sodass die Bewohner mittlerweile Schriftzüge an die Fassade geklebt haben, die daran erinnern, dass hier Leute wohnen. Die « Öffnungszeiten » sind jetzt auf Montag bis Freitag von 10 bis 16 Uhr beschränkt.

Kopenhagen ist ein Vorreiter der grünen Stadtentwicklung. Aber mehr und mehr wird das grüne Wohnen zur globalen Bewegung. Es geht dabei nicht nur um Politik und Moral, es geht um ein schöneres Leben. Wer im eigenen Garten Tomaten und Salat zieht, bildet sich nicht unbedingt ein, die Welt zu retten, sondern hat wahrscheinlich einfach mehr Freude, weil Gartenarbeit, wie viele Studien sagen, glücklich macht. Wer seine Wohnung mit einer Pflanzenwand ausstattet, leistet keinen großen Beitrag zur Klimapolitik, aber vielleicht einen zum eigenen Wohlbefinden. Wer in einem Park spazieren geht, tut nicht unbedingt etwas Gutes für die Natur – aber er tut etwas Gutes für sich selbst. Die Väter und Mütter des grünen Gedankens waren eher konsumfeindlich eingestellt. Von ihren Kindern kann man das nicht behaupten. Sie wollen mit dem richtigen Konsum Gutes tun. Die Welt ein bisschen besser machen – und ihr eigenes Leben.

Zweite Station – ein Besuch bei dem Architekten und Designer Matteo Thun, 62, in Mailand. Er war einer der Ersten, die ökologisch gebaut haben. Der Innenhof seines Studios ist mit Pflanzenranken zugewuchert. Das entspricht Thuns Bauweise: Die Fassaden mancher seiner Entwürfe lässt er von Kletterpflanzen gestalten. In der grünen Architektur sieht er keinen Trend, sondern im Grunde eine Rückkehr zur Normalität. Naturnah zu wohnen ist für ihn ein Grundbedürfnis des Menschen. Thun kommt aus Bozen. Er hat die Natur als Kind nicht als Wochenendluxus kennengelernt, sie war Teil seines täglichen Lebens. « Menschen wollen sich wohlfühlen, und dazu brauchen sie Pflanzen und Wasser um sich herum », sagt er. Ein Zeichen dafür sei die Wiederkehr des urban farming,dabei sei das eigentlich schon uralt. « Eine bestimmte Form von Agrikultur war immer Teil des Städtebaus », sagt Thun. In den eigenen Gärten hat man früher nicht Rasen gepflanzt, sondern Obst und Gemüse angebaut. Und in den Frühzeiten der Industrialisierung gab es das Konzept der Schrebergärten, um Arbeitern Rückzugsorte für die Erholung und den Anbau eigener Lebensmittel zu bieten.

In Italien hatte man große Stadtgärten – Orte, an denen Gemüse angebaut wurde und wo ein guter Teil des öffentlichen Lebens stattfand. Heute fangen Großstädte wie Berlin wieder an, im öffentlichen Raum Obstbäume zu pflanzen, die von der Bevölkerung geerntet werden können.

Matteo Thun hat vor 25 Jahren das erste ökologische Solar-Fertighaus, O Sole Mio, entworfen. Eine Seite besteht aus einer Glasfront, so dass Innen- und Außenraum miteinander verschmelzen, und es gibt einen Wintergarten mit Platz für einen Baum. Thun lässt auch heute noch Bäume in Innenräumen wachsen. Er ist verantwortlich für das Design der Italian-Food-Kette Vapiano. In jeder Filiale wächst ein Olivenbaum in einem großen Pflanztopf. Auf den Tischen stehen Töpfe mit frischen Kräutern.

« Der Gegensatz zwischen Stadt und Land ist überholt », sagt Thun. Die Menschen wollten keine unerträglich verdichteten Städte mehr, aus denen sie dann am Wochenende « aufs Land » fliehen. Sie wollen das Land gleich vor ihrer Haustür haben. « Im Grunde erleben wir gerade eine Umkehrung von Stadt und Land », sagt Thun. Die Städte würden von ihren Bewohnern renaturiert. Dächer werden begrünt, auf Terrassen entstehen Pflanzenlandschaften, kanalisierte Flüsse bekommen wieder begehbare Ufer, in Parks werden natürlich belassene Flächen geschaffen. Seine Vorstellung von Natur verwirklicht der Mensch mehr und mehr in der Stadt. Als ersten Hinweis für die Umkehrung des Verhältnisses Stadt/Land sieht Matteo Thun den Honig: Immer mehr Honig werde heute in Städten gewonnen. Und er sei nicht schlechter, sondern oft besser als der sogenannte Landhonig. « In den Städten finden die Bienen mittlerweile die größere Vielfalt von Blüten – und dort werden auch keine Pflanzenschutzmittel verspritzt. » So paradox es klingen mag: Manchmal ist die Stadt das bessere Land.

Um Beispiele für die bewohnbare Natur in Metropolen zu finden, muss man nur in Thuns Nachbarschaft suchen. Im Mailänder Geschäftsviertel Porta Nuova stehen die beiden Wohntürme Bosco Verticale, « senkrechter Wald ». Der Architekt Stefano Boeri, 58, hat diese spektakulären Hochhäuser mit begrünter Fassade entworfen. An den 76 und 110 Meter hohen Außenwänden zieht sich tatsächlich ein ganzer Wald empor: In großen schubladenähnlichen Trögen wachsen 20.000 Pflanzen und 800 bis zu neun Meter hohe Bäume.

« Als ich 2007 den Auftrag bekam, zwei Hochhäuser in Porta Nuova zu entwerfen, hatte ich das Ziel, etwas zu bauen, das es so noch nicht gegeben hatte. Ich wollte Menschen und Bäume in eine neue Beziehung zueinander bringen », sagt Boeri.

Noch handelt es sich bei den Wohnungen in Mailand um Quartiere für Wohlhabende. Der Quadratmeter in den Eigentumswohnungen kostet durchschnittlich 8.000 bis 9.000 Euro. Doch für Boeri ist das nur der Anfang, er träumt davon, dass daraus eine massentaugliche Wohnform wird: « Wir müssen die flächenmäßige Vergrößerung der Städte stoppen. Das demografische Wachstum können wir nicht aufhalten, also müssen wir uns auf die vertikale Bauweise konzentrieren und die Beziehung zwischen Menschen und Pflanzen neu überdenken. » Für das neue Wohnkonzept musste viel Pionierarbeit geleistet werden. Es musste erforscht werden, welche Pflanzen mit den erschwerten Bedingungen, der starken Sonneneinstrahlung, dem Feuchtigkeitsverlust und dem in den höheren Stockwerken sehr starken Wind, zurechtkommen. Noch völlig unklar allerdings ist, wie die Bewohner damit umgehen werden. « Wie die Menschen darauf reagieren werden, im 15. Stock einen Garten mit Bäumen vor der Tür zu haben – und auch mal die Blätter und Äste der Nachbarn –, wissen wir noch nicht », sagt der Architekt.

Boeri ist nicht der Erste, der Mensch und Baum wieder zu engen Nachbarn machen will. In den siebziger Jahren pflanzte der Architekt Friedensreich Hundertwasser in Mailand während der Triennale Bäume durch Fenster in die Wohnungen der Via Manzoni. In Barcelona wurde 1978 das Gebäude der Banca Catalana berühmt. Die Fassade ist mit Hunderten Pflanzkästen versehen, die es wie ein Dschungel aussehen lassen. In den neunziger Jahren ließ sich die Commerzbank von Sir Norman Foster ein neues Headquarter in Frankfurt bauen – mit einem Indoor-Garten im 19. Stock.

Doch erst heute ist aus dem grünen Bauen eine globale Bewegung geworden. Beispiele dafür findet man in allen Metropolen, in New York, in London – und im Hamburger Hafen. Im alten Baakenhafen, in der sogenannten Speicherstadt, wird kräftig gebaggert. Hier entsteht eine grüne Halbinsel inmitten eines neuen Wohnviertels. Das, was einmal ein grüner Zufluchtsort werden soll, ist zurzeit noch eine Wüste aus Erde und tiefen Gräben. Das Quartier Baakenhafen ist einer von zehn Abschnitten, die zusammen die Innenstadterweiterung der Hamburger HafenCity bilden.

Der Entwurf stammt vom Landschaftsarchitekturbüro Atelier Loidl aus Berlin, das dort schon den beliebten Park am Gleisdreieck gebaut hat. Am größten Hafenbecken der HafenCity, wo 1.800 Wohnungen entstehen, soll der 1,5 Hektar große « Baakenpark » Platz für Erholung, Sport und Freizeitgestaltung bieten. « Inmitten der harten Formen des Hafenbeckens wird ein weicher grüner Raum entstehen », sagt Landschaftsarchitekt Andreas Lipp.

In London wird derweil die Garden Bridge geplant, entworfen von dem Designer Thomas Heatherwick, einem weiteren Visionär der grünen Architektur. Die Garden Bridge folgt der Idee einer grünen Verbindung Nord- und Südlondons. Eine grüne Schneise, die eine kurze Atempause vom Alltag bietet.

Ähnlich spektakulär ist ein anderes Projekt von Heatherwick, der Floating Park in New York, auch Pier 55 genannt. Ein Park über dem Wasser, angelegt auf 300 pilzförmigen Pfeilern. Knappe 100 Meter soll sich die Grünfläche in jede Richtung erstrecken, fünf bis 19 Meter über der Wasseroberfläche und 57 Meter entfernt von der Promenade des Hudson River. In vier Jahren soll der Park, der auch noch ein Amphitheater mit 700 Plätzen umfasst, eröffnet werden. Finanziert wird er zum Großteil von Medienmogul Barry Diller, dem Ehemann von Diane von Fürstenberg. Er hat 113 Millionen Dollar für den Bau versprochen – die höchste Privatspende, die in New York je einem öffentlichen Park zugedacht wurde. Insgesamt soll der Park über 130 Millionen Dollar kosten.

Woher kommt diese große Sehnsucht nach der Natur, was lässt uns Hafen- in Parklandschaften umgestalten und Hochhäuser bewalden? Vielleicht ist es ähnlich wie im 19. Jahrhundert. Damals folgte auf die Fortschritts- eine Sehnsuchtswelle: Die Dampfmaschinen eroberten die Städte, der Fabrikarbeiter löste den Bauern ab. Und wenig später wurde eine Naturbewegung geboren, die uns heute noch viele Motive liefert. Zum Beispiel den Mythos vom deutschen Wald. Der Kulturhistoriker Wilhelm Heinrich Riehl etwa schrieb in seinem Werk Die Naturgeschichte des Volkes als Grundlage einer deutschen Social-Politic, dass jedem Volk eine Landschaft zuzuordnen sei. Charakteristische Umgebungen der Engländer und Franzosen seien der gezähmte Park und das bewirtschaftete Feld, deren Gegenbild sah er in der Wildnis des deutschen Waldes. Schon zu diesem Zeitpunkt war der « deutsche Wald » allerdings eine Wunschvorstellung. In Wirklichkeit war der Wald zu dieser Zeit längst vom Vieh, das die Bauern hineintrieben, zerfressen und vom Holzeinschlag bedroht. Die Waldlandschaft, die es heute gibt, ist in Wahrheit ein Kulturerfolg. Sie ist das Ergebnis der modernen Forstwirtschaft.

Schon die Romantik orientierte sich also nicht an der Natur selbst, sondern an einer Vorstellung von der Natur. Und so sollte man sich auch heute fragen, ob es die reine Natur ist, die wir als Nachbarn wünschen – oder nur unser romantisiertes Bild von ihr. Man wird spätestens daran denken, wenn einem nachts im Bosco Verticale aus dem Garten im 14. Stock die Schnecken in die Wohnung kriechen.

 

Publicités